L’ÈRE QUATERNAIRE OU LE REGNE DES GLACES ET DES HOMMES – Paris 15 Porte de Versailles

glaciationLES GLACIATIONS

Au cours des 50 derniers millions d’années (entre le début et la fin du Pléistocène), les océans se sont lentement refroidis. En fait, le froid est devenu si intense il y a 25 000 ans qu’un manteau blanc de neige a recouvert l’Amérique du Nord et l’Europe. Depuis lors, notre planète a connu des périodes de froid extrême. Ces périodes, appelées des glaciations ou périodes glaciaires, sont caractérisées par des températures extrêmement froides et des tempêtes de neige. Par alternance, il y a aussi eu des périodes plus chaudes, que l’on nomme les périodes interglaciaires, au cours desquelles les nappes de glace ont reculé et le climat est devenu tempéré.

L’une des particularités des glaciations de l’ère Quaternaire fut la formation de nappes de glace en Europe et en Amérique du Nord continentale. Des conditions météorologiques instables et de violents changements environnementaux, se produisant plus ou moins uniformément sur toute la surface du globe, étaient également courants durant cette période.

Causes principales :
Pour que la glace s’accumule, plusieurs phénomènes ont dû se produire à la fois simultanément et successivement :

  1. Le climat s’est considérablement refroidi à l’échelle mondiale
  2. Les précipitations hivernales sont tombées sous forme de neige
  3. La glace n’a pas fondu en été

Ces événements semblent avoir été la conséquence de changements intervenus au niveau astronomique. Durant la période Quaternaire de l’ère Cénozoïque, différentes zones de la planète ont reçu beaucoup moins de rayonnement solaire du fait que son inclinaison axiale était plus prononcée. Les étés sont devenus plus froids et les températures maximales ont chuté, ce qui a empêché la fonte des glaces.

Périodes glaciaires :

Il y a eu au moins quatre périodes glaciaires, ou glaciations, clairement définies. Au cours de celles-ci, nous avons également observé des périodes pendant lesquelles les basses températures ont varié en intensité et en durée. Pendant une période interglaciaire, la phase froide est connue sous le nom de stadiaire, tandis que la phase chaude est dénommée interstadiaire.

LES DERNIERES GLACIATIONS

Les dernières glaciations peuvent être sous-divisées en fonction de 3 chutes violentes du niveau de la mer, il y a 115 000, 80 000 et 30 000 ans.

 

Première phase, il y a entre 80 000 et 115 000 ans :

Cette phase a démarré par un changement du climat qui est devenu plus froid. Dans certaines régions, ce changement fut assez brutal. Le volume d’eau des océans a considérablement diminué, entraînant une baisse de la température de l’eau de 1,5 °C. De plus, sur une période de 100 ans, la végétation a subi d’importantes mutations : là où se trouvaient des noisetiers, des pins et des bouleaux se sont mis à pousser à la place.

 

Deuxième phase, il y a entre 30 000 et 80 000 ans :

La deuxième période où les continents furent recouverts de gigantesques nappes de glace remonte à environ 80 000 ans. Le niveau de la mer a baissé de 20 m. La végétation a une nouvelle fois était touchée, les arbres laissant place à la toundra. Cette fois-ci, le froid est devenu encore plus intense jusqu’à il y a 30 000 ans. C’est un événement naturel qui a mis un terme à cette période. Le volcan de Toba, dans le nord de Sumatra, est entré en éruption, libérant d’immenses quantités de poussière volcanique dans l’atmosphère. La poussière fit obstacle à la lumière du soleil et la Terre fut plongée dans la pénombre. En conséquence, la température a chuté de 3 °C à 5 °C selon les régions, et même de 10 °C aux pôles, en l’espace de 2-3 ans.

 

Troisième phase, il y a entre 19 000 et 30 000 ans :

Le début de cette période est marqué par la phase la plus froide des glaciations, à l’échelle mondiale. Cette phase a eu lieu entre 23 000 et 19 000 ans avant notre ère. On l’appelle le dernier maximum glaciaire. Au cours de cette période, le niveau de la mer est descendu à 120 m en dessous du niveau actuel, laissant apparaître plusieurs régions qui étaient auparavant submergées. L’étendue de ce phénomène fut différente dans certains endroits de la planète. Il était plus prononcé à l’intérieur des terres et sous des latitudes élevées. On estime que la température moyenne dans l’hémisphère nord variait entre 5,7 °C et 8,7 °C, mais il semble qu’elle était beaucoup plus basse dans certaines régions, comme en Europe par exemple. Il semblerait que la température à l’époque était de 15 °C inférieure à la température actuelle. Dans les régions tropicales, en revanche, la chute des températures fut moins prononcée, même si des changements hydrologiques et des transformations du paysage ont bien eu lieu. Pendant les périodes les plus froides, les précipitations ont diminué et de vastes zones forestières ont été remplacées par la savane. La température de l’eau à la surface des océans a chuté de 4 °C à 5 °C, tandis que celle des eaux profondes a diminué de 1 °C à 2 °C. Dans l’Atlantique nord, la température à la surface de l’eau a baissé de plus de 10 °C.

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