EXTINCTION MASSIVE DE LA MÉGAFAUNE – Paris Expo 2014

L’extinction massive de la mégafaune (de grands animaux pesant plus de 40 kilogrammes) au cours du Pléistocène et de l’Holocène désigne la disparition constante et généralisée des espèces pendant la dernière période géologique, l’Holocène. C’est à cette époque, vers la fin du dernier maximum glaciaire, il y a entre 9 000 et 13 000 ans, que la plupart des animaux ont disparu. Il semblerait que plusieurs facteurs aient contribué à leur extinction, notamment :

Les conditions météorologiques : la fonte soudaine du manteau de glace à laquelle s’ajoute un changement climatique drastique, qui s’est produit en quelques millénaires, ont modifié la végétation existante et considérablement réduit la quantité de nourriture disponible pour les grands animaux. Certaines espèces n’ont pas réussi à s’adapter à ces bouleversements. La soudaineté de ces changements pourrait être la cause de cette extinction, mais aussi l’incapacité des animaux à migrer vers des régions où la nourriture était plus abondante. Le mammouth de Sibérie est un cas particulier. Il a survécu pendant des milliers d’années en parvenant à migrer vers des régions plus froides. Cependant, même s’il a tenté de s’adapter, cette migration a fini par le condamner. Les nouveaux territoires disponibles sont rapidement devenus trop petits pour lui et ont scellé le destin tragique de l’espèce en provoquant son extinction. En outre, les mêmes émissions de gaz à effet de serre qui ont contribué aux changements des températures pourraient également avoir eu une incidence néfaste sur les forêts et la flore en général.

L’intervention de l’homme : les êtres humains ne peuvent pas être tenus responsables de l’extinction de la mégafaune, même si de nombreux scientifiques affirment qu’ils en furent la principale cause. Néanmoins, il est vrai que les techniques agricoles primitives, comme la culture sur brûlis et la chasse, ont modifié la flore et, par conséquent, la vie des animaux qui dépendaient de celle-ci.

Les maladies de masse : c’est l’une des hypothèses abordées récemment. Elle porte sur la théorie alternative d’une épidémie mondiale qui aurait fait des ravages chez les plus grands animaux. Les êtres humains et les animaux qui vivaient autour d’eux (poules, chiens, chats) auraient introduit une ou plusieurs maladies dans les populations de mammouths et de bisons, provoquant ainsi leur extinction. Chacun sait aujourd’hui que plusieurs maladies introduites par l’homme ont entraîné la disparition de nombreuses espèces animales. Par exemple, le paludisme aviaire a dévasté la population des oiseaux à Hawaï. Pour qu’une maladie soit considérée comme potentiellement mortelle pour plusieurs espèces, elle doit posséder certaines caractéristiques. Entre autres choses, la bactérie ou le virus doit présenter la même résistance chez les animaux qui en sont porteurs, comme chez les espèces ayant des caractéristiques similaires, afin qu’il puisse donc infecter des animaux d’âges et de sexes différents.

Les météorites : lors du congrès américain de géophysique organisé en 2007, une nouvelle hypothèse fut formulée selon laquelle des pluies de comètes survenues en Amérique du Nord (Arizona, Minnesota, Oklahoma et Caroline du Sud), il y a environ 12 900 ans, pourraient avoir joué un rôle dans l’extinction de la mégafaune. Comme il s’agit d’une nouvelle théorie, elle ne bénéficie pas d’un large soutien au sein de la communauté scientifique. Peu de personnes y croient. Il faut admettre que si un impact aussi violent avait réellement eu lieu, la surface de la Terre en porterait des preuves sous la forme de cratères. En outre, la date approximative de l’extinction de ces animaux ne coïncide pas avec celle d’un impact d’astéroïde.

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